mercredi 6 décembre 2006

Steve Beijing

Flanqué de mon collègue irlandais Edward, j'ai fait mes adieux aux steppes dans un voyage de nuit sans histoire jusqu'à la frontière sino-mongole, où nous avons pris une jeep pour traverser dans le monde non libre. Cela signait effectivement la fin de 18 glorieuses années pendant lesquelles j'ai su lire.

À l'arrivée dans la ville frontière chinoise, un gentilhomme qui quittait avec nous les terres de Gengis nous offre le gîte dans son hôtel jusqu'au départ de l'autobus qui devait nous mener à Beijing. Il nous a aussi achetés nos billets d'autobus. Le premier arrêt, pour souper, s'est fait dans un buffet chinois, évidemment savoureux. Voilà qui offre un beau présage. Nous nous attendions à arriver à 5 heures du matin mais, à 2h15, un hystérique nous réveille en criant "Beijing ! Beijing !". Après 5 minutes, nous sommes finalement convaincus de notre arrivée dans la capitale du Nord. Mais bon, on est un peu mal pris, c'est pas une heure pour arriver chez les gens ! Finalement, on réussit à terminer la nuit dans l'autobus stationné et, à 6 heures, on se lance finalement à la recherche de notre auberge de jeunesse.

La population de Beijing pourraient compétitionner pour le titre de moins serviables au monde. C'est peut-être aussi parce que notre prononciation de "Métro" en chinois ressemble dangereusement à "Ta mère est grosse", mais là résident les périls d'une langue tonale. Toujours est-il que l'exposition à une carte du métro ne suscitait chez les Pékinois que des regards au mieux perplexes, au pire indifférents. Après une heure et demie, nous avons finalement trouvé notre situation géographique. Ce n'est qu'après 3 heures de marche que nous avons abouti à l'auberge qui, d'une façon décevante, est à peine plus chaude que la rue.

Le restant de la journée a été consacré à la visite de la Cité interdite et de la place Tiananmen. C'est vraiment d'une grande beauté. Je m'attendais à une ville poluée au possible, on m'avait dit que c'était impossible de savoir s'il faisait soleil sur Beijing à cause du smog. Ça me paraît jusqu'à maintenant beaucoup moins pire qu'Oulan-Bator. L'air est respirable et l'atmosphère de la ville et de ses marchés est stimulante. J'en explore un peu plus et je vous raconte.

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